Escapade à Magog - Laura Franklin
Laura Franklin

Escapade à Magog

Escapade à Magog - Laura Franklin

Ce n’était pas seulement pour me détendre que j’avais décidé de prendre une semaine de location au bord d’un lac. J’avais envie de voir si un changement d’air pouvait m’être bénéfique, bien sûr, mais je pensais sérieusement, déjà à ce moment, à déménager. J’avais enfin trouvé une Solution endettement Repentigny. Depuis plusieurs mois, je n’aspirais plus qu’à aller dans un autre endroit. Mon condominium, qui m’avait tant plu quand je l’avais acheté, me lassait maintenant. J’avais réellement besoin de voir d’autres horizons. Peut-être que cette escapade me redonnerait l’envie d’habiter dans le domicile que j’occupais, peut-être que je trouverais un lieu parfait pour m’installer, les deux possibilités existaient. Avant de me lancer dans un total bouleversement de mon lieu de vie, je devais décider si je voulais rester, ou si je devais partir.

Je suis arrivée au milieu de la journée devant un portail en bois, peint en violet. Cette couleur insolite m’amusa. Je pouvais stationner mon véhicule dans un garage, ce que je fis tout de suite. J’avais terriblement faim et je sortis ma glacière. Quelques morceaux de fromage, du pain, du pâté de canard et un flan à la noisette, c’était tout ce qu’elle contenait. J’ai engouffré cette nourriture à une vitesse dont je ne me serais pas crue capable. La fin de ce dîner concorda avec le début d’une éclaircie. J’ai tout de suite mis mon imperméable, si jamais la pluie venait, et je suis sortie. Ma promenade m’amena à la découverte du magnifique paysage en bordure du lac. Je n’ai pas vu que plusieurs heures s’étaient passées. Plus que quelques minutes restaient avant que le soleil décline.

Une fois que j’eus refait le chemin en sens inverse, j’ai débouché sur une partie du village que je n’avais pas encore vue. J’ai traversé les rues, désertes, et j’ai retrouvé le portail, peint en violet. Avant de partir pour cette longue promenade, j’avais pris quelques denrées de base chez un épicier. C’était le seul magasin du village. J’ai fait chauffer de l’eau pour du riz. Avec deux œufs brouillés, un peu de jambon et des épinards, le tout noyé dans de la crème fraîche, j’avais réussi un délicieux plat. C’était une belle surprise et j’ai pris un bon roman pour terminer la soirée au coin du feu. Des morceaux de bois avaient été disposés dans le foyer, et je n’ai eu qu’à craquer une allumette pour que l’ensemble s’enflamme.