La boutique de cadeaux - Laura Franklin
Laura Franklin

La boutique de cadeaux

La boutique de cadeaux - Laura Franklin

Prise dans mon roman, je n’avais pas vu que j’avais manqué mon arrêt. Le chauffeur de bus ne m’entendit pas quand je lui dis de me laisser juste après une place que je connais. Je devrais faire de la marche à pied pour rentrer à l’immeuble où j’habitais. Sur le fauteuil à côté de moi, une femme, habillée d’un manteau en drap beige, et d’un foulard en soie provenant d’une grande marque française, me demanda si je connaissais le quartier où nous nous trouvions. J’avais habité dans un appartement situé tout près des rues que nous traversions en bus, je lui répondis donc par l’affirmative. Elle cherchait une boutique de décoration, qu’une de ses clientes lui avait recommandée. Je cherchais le magasin des yeux. Je lui demandais si elle connaissait le nom de l’enseigne, mais elle n’en avait aucune idée. Elle souhaitait acheter des luminaires.

Le bus s’arrêta à un croisement, et la femme vit la boutique qu’elle cherchait. Elle voulut se lever, car l’arrêt du bus était tout près, mais elle trébucha, le chauffeur redémarrant brusquement, et elle tomba sur le sol de tout son long. Je l’aidais à la relever. Je sentais qu’elle était très en colère contre le conducteur, mais elle garda son calme. Je descendis en même temps qu’elle. J’avais un peu de marche à faire, mais c’était très bien comme cela, car j’avais décidé de maigrir rapidement, et un peu d’exercice physique me ferait le plus grand bien. C’est ce que j’expliquais à cette dame, avant de la laisser devant le plus beau magasin de décoration que je n’avais jamais vu. Le temps des fêtes approchait, et la vitrine avait des airs de contes de fées. Des elfes aux ailes blanches, entouraient des vases en argent, et une table basse en verre craquelé, tandis qu’une suspension ajourée, en métal blanc, éclairait la scène d’une lumière orangée.

C’était la boutique idéale pour prendre des cadeaux de Noël à ma famille. Je rentrais à la suite de ma compagne de voyage, qui s’étonna de ma présence. Je lui expliquais que je souhaitais, tout comme elle, prendre quelques présents. Elle me précisa que la lampe qu’elle voulait serait une partie de la décoration de son nouvel appartement. Je lui souhaitais une bonne soirée et je la laissais. J’avais vu plein de petites babioles que ma sœur, ma mère ou ma tante adorerait. Finalement, je ressortis de la boutique avec presque tous les cadeaux de Noël que j’avais à trouver.