Ma sœur, mon amie - Laura Franklin
Laura Franklin

Ma sœur, mon amie

Ma sœur, mon amie - Laura Franklin

J’avais pris un peu froid en me promenant dans les rues de la ville. J’étais sortie tard d’une soirée entre amis, et je n’avais pas hésité à marcher jusque chez moi. Cependant, je n’étais pas assez couverte, et quand j’étais rentrée, j’avais les pieds froids comme des blocs de glace. J’essayais de me réchauffer avec une tasse de chocolat chaud. Une paire de chaussettes en laine m’aida beaucoup à ne plus ressentir la sensation glacée que je ressentais dans mes pieds. J’étais frigorifiée. Je pris quelques remèdes, car je sentais que la fièvre commençait à monter. Malheureusement, je n’avais pas revu mon armoire à pharmacie depuis longtemps, et tout ce que je possédais, était dépassé. J’appelais ma sœur, qui habite dans le même quartier que moi. Elle sentit aussitôt à ma voix, que je n’étais pas au mieux. Elle me proposa de passer pour m’apporter quelques cachets qu’elle avait. Je ne l’avais pas vu une seule fois en trois semaines. Elle avait été très prise, de nombreux rendez-vous se succédant dans son emploi du temps.

La cure de juvederm qu’elle avait faite, lui avait réussi. Elle était rayonnante. Elle me demanda de m’installer confortablement sur le canapé et elle alluma la musique. Une liste de morceaux de jazz et de musique cubaine était programmée dans son téléphone. Ma sœur me prépara un bouillon de légumes et des tartines de pain recouvertes de fromage, mon menu préféré. J’avais pris plusieurs tasses d’infusion de thym, et je commençais à me sentir mieux. J’avais faim en sentant l’odeur du repas que ma sœur préparait. Les forces me revenaient. Mon chat s’était installé sur mes jambes, j’avais retrouvé ma sérénité.

Nous nous sommes attablées sur le comptoir de ma cuisine. Je goûtais avec plaisir à mon plat chaud. Nous avons discuté de la mode, des amis qui venaient d’être parents, de nos souvenirs d’enfance chez nos grands-parents. Une douce chaleur se répandait dans mon corps. Je commençais à m’assoupir et ma sœur me proposa de rester dormir chez moi. Je pouvais aller me coucher en toute sérénité. Le lendemain matin, à mon réveil, je n’avais plus de fièvre, et la sensation de froid qui m’habitait la veille, m’avait quittée. J’allais dans le salon pour remercier ma sœur de tous les soins qu’elle m’avait prodiguée, mais je la trouvais encore endormie sur le canapé. C’était à mon tour de lui faire plaisir, et de lui préparer un déjeuner mémorable.